29/01/2009

Verts pâturages

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Verts pâturages

 

C’est dans les champs que je le rejoins

Que ses sourires perdurent mes désirs

Que l’ivresse dans l’urne de ses mains

Boit à satiété mes insatiables délires.

 

C’est sous ses lèvres que naît le ciel

Et ces couleurs de légers bonheurs

Que du bleu à rêver, douceur de miel

Peint la prunelle de mes yeux.

 

C’est en ses bras de verts pâturages

Que je laisse s’enfuir mes errances

Que je cueille ses doux naufrages,

Au sable chaud de nos romances.

 

C’est entre ses cuisses que chante l’oublie,

Que mes insatiables dérives prennent la fuite.

Qu’à petit feu, je meurs étendue en son lit

Qu’en ses bras,  je niche et j’habite.

 

Ses vers pâturages nés de ciel bleu

Portent encore quand je te vois

Nos éternels parfums amoureux.

Que d’émoi tu glisses en moi.

 

 

©Janedeau (Du recueil : Les ruisseaux de l’âme)

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Saisons d'ivresse

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Saisons de l’ivresse

 

Nos rêves bleus dentellent les étoiles de l’hiver.

Brodent nos interminables chemins de féerie.

Il neige des ombres sur mes yeux et sur ma vie

Et c’est au rendez-vous de tes bras que j’erre.

 

Que j’attends que revienne ce doux printemps

Et que ton cœur bourgeon en mon jardin

Fasse refleurir nos sublimes frissons d’amants.

Qu’à jamais ta sève enivre mes clairs matins.

 

Je veux voir en tes yeux briller un soleil d’été

Sentir sous ta paupière, tout un océan bleu.

Je veux voguer en bateau ivre jusqu’à tes baisers

Me perdre aux alizés de ton souffle amoureux.

 

Je veux croiser tes chemins de l’automne

Boire les vignes bien mûrit de tes ivresses

Notre refuge est ce même que les oiseaux entonnent

Celui au creux de nos chairs qui parle de tendresse.

 

Nos saisons de l’ivresse n’évoquent qu’un cantique

Celui d’un éternel amour qui ne peut mourir.

Il est de jour en jour toujours aussi magnifique

Que tes yeux quand ils me parlent de désir.

©Janedeau (Du recueil: La moisson des rêves)

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26/01/2009

Quand mon coeur fait des vagues...

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Quand mon cœur fait des vagues…

 

Quand s’en viendra l’automne au fond de tes yeux

Je sais bien que c’est en barque de lune que tu t’en riras

Que ton âme portera les voyages des oiseaux migrateurs.

Je sais que perdu en tes brumes d’errance tu m’oublieras,

Que sur les flots feront naufrage nos rêves d’or.

Le soleil de ses longs doigts fins peindra ton mirage

Au pinceaux de ma mémoire et de mes émois.

 

Je sais bien que sans toi mon cœur fera des vagues

Qu’en radeau ivre sur ton âme, je descendrai

Les longs fleuves des dunes blanches des îlots perdus.

Ma terre ne sera plus qu’un amas d’ajoncs vieillit

Qu’un royaume d’étoiles inhabité en mes mains.

L’écho de ta voix emporté par les vents du chagrin

Fera taire en mon cœur tes radieux sourires.

 

Quand mon cœur fait des vagues, c’est l’automne.

La saison des amours qui se perd en tes grands lacs.

C’est ce ciel bleu des amants de l’été qui se tache de gris,

Ces grands oiseaux blancs qui me volent ton cœur.

C’est cette moisson de vignes qui m’enivrent

En des jours d’ennuis, qui font pleurer mes rêves.

C’est toi quand tu étreints les ailes amarantes de l’automne.

 

©Janedeau (Les ruisseaux de l’âme) 

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23/01/2009

Dansent les flots

 

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Dansent les flots

 

Sur la mer dansent les flots bleus

Une étoile ce soir qu’on appelle raz de lune

Est tombée je crois du haut des cieux

Venant faire refleurir des rêves d’écume.

 

L’hiver a quitté le chemin des saisons

Oubliant dans sa fuite quelques flocons.

Bien froids sont les jours à l’unisson

Quand sur la mer vogue ma raison.

 

Je me rappelle l’ivresse de tes baisers

Ce miel butiné des abeilles sur ma peau

Ses frissons du désir à la saveur de l’été

Vent d’amour qui se faisait si chaud.

 

Ses éternels printemps en bourgeons

Au fond de nos âme épris de soleil.

Oh oui que je me rappelle ton nom

De ton image si belle qui m’émerveille.

 

Sur la mer, ce soir dansent les flots

Bleu est mon cœur comme ses vagues

Gris sont mes yeux mirés dans l’eau

Ce soir en ta pensée mon cœur divague.

 

©Janedeau  (Du recueil les ruisseaux de l’âme)

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Tout là haut

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Tout là haut

 

Tout là haut, j’aperçois notre grand livre.

Dedans y est écrit notre belle histoire.

Tout un monde de  rêves vont voguant, ivre

Sur les ondes bleues de ma mémoire.

 

Il y a chevauchant sur les turquoises de l’eau

Des montures blanches pleine d’entrain

Elles m’emportent au gré du fleuve de tes mots

Ne me laissant de mes rêves de toi que la faim.

 

Tout là haut s’ouvrent les pages de notre amour.

Un grand disque d’or de soleil peint mes rêves

Et le ciel dans son écrin aux reflets du jour

Jette ton ombre près de moi, assoupie sur la grève.

 

Comme j’aime à m’enivrer du nectar de tes mots

Y boire l’ivresse jusqu’à en oublier la lie des heures.

J’aime à y coucher ton soleil sur mes maux

Y panser mon cœur blessé aux onguents de ton bonheur.

 

Cette douce caresse va courrant sur ma peau

Gravant un à un tes doux frissons du désir.

Le vent dans sa course folle étreint les flots

Je suis à ta merci , je fais naufrage et chavire.

 

©Janedeau (Du recueil : La moisson des rêves)

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17/01/2009

Au balcon de tes yeux

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Au balcon de tes yeux

Au balcon de tes yeux, je fais bien doux naufrage

L’onde bleue de ta source bien aimée m’emporte

Au quai des plus rêves portant ton image.

Comme sont belles ses vagues qui m’escortent.

 

L’assaut troublant de tes fougueuses déferlantes

Submerge de délire toutes mes berges blanches.

L’amour en notes d’ivresse ruisselle en mon antre.

En tes bras, je me perds, me noie et m’enfonce.

 

Qu’ils sont doux ses longs chemins en bateau ivre

Où ta main dans ma main m’entraîne le long des rêves

Et les étoiles au balcon de tes yeux qui me font revivre.

Nul chant n’est plus beau que celui sur notre grève.

 

Tes vents fous du désir mon amour tressent nos émois

C’est avec tes silences que je me ceins d’un collier d’ivresse.

Que jusqu’au bout de l’éternité je veux m’envoler avec toi

Marcher sur tes pavés de l’errance blottie en ta tendresse.

 

Voilà que déjà, à genou le soleil se relève pour nous.

Les fleurs sublimées en gerbes de roses éperdues

S’abreuvent encore au baisers que tu poses sur mon cou

Ô comme j’aime en tes bras cette rosée de ses matins perdus.

 

 

©Janedeau  (Du recueil : La moisson des rêves)

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Les notes du coeur

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Les notes du cœur

 

Au bleu de mes rêves, j’entends chanter la mer

Les vagues ténébreuses, remplies de larmes

Accordent leurs violons aux longs rameaux verts

Des berges où j’ai le cœur pris en tes alarmes.

 

Comme je voudrais atteindre cet autre rivage

Pianotant des touches blanches sur ta peau

Ce soleil de minuit encore endormi sur la plage,

Fredonnant en murmures quelques doux mots.

 

Je voudrais étendre mes doigts sur ton corps

Sentir ses notes du frisson me bercer d’émoi.

Sourde complainte liée à ces amours morts

Que je fais renaître encore au son de ta voix.

 

Les notes de mon cœur ré accordées à tes désirs

Portent des octaves de pluie, douces symphonie

Au jardin de nos roses embrumés de délires

Comme elles sont belles ses notes de pure envie.

 

 

©Janedeau (Du recueil : Les ruisseaux de l’âme)

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13/01/2009

Si je savais

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Si je savais

 

Si je savais peindre le ciel de tes yeux

J’y ferais tout un royaume d’étoiles

J’y bâtirais des rêves d’amour éternels

Toi et moi nous y serions heureux

Pars ses doux vents de grandes voiles

Roucoulant tels deux tourterelles

 

Si je savais m’imprégner de tes paysages

Je pourrais m’habiller de tes feuillages

Effeuiller un à un tes frissons du désir

M’y envelopper, m’y vêtir et m’y recouvrir

Jusqu’à ce que m’emporte, ivre

Ce doux fleuve de tes eaux du délire.

 

Si je savais écrire, rêveuse, sur ta peau

J’écrirais en ce langage des mots en caresses

Graverais sur mon cœur encore et encore ton nom

J’inventerais mille étoiles illuminant tes mots

Tels un brasier enflammé de tendresse

Incendiant toutes les brumes de ma raison.

 

© Janedeau (Du recueil : La moisson des rêves)

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Viens partons tous les deux


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Viens partons tous les deux

 

Viens ô mon amour partons tous les deux au pays des rêves

De tes yeux à mes yeux nous bâtirons un royaume d’étoiles

Nous escaladerons les marches de l’espoir, vivrons de sèves

De nos jeunes printemps, retirerons nos blancs voiles.

 

De toi ô mon amour, si beau troubadour je suis amoureuse.

Je ressens pour toi tout un torrent de douce ivresses.

Le chemin de mes délires est une folle cascade rieuse

Qui me murmure en sourire, tes aimantes caresses.

 

Plus vert que le vert des eaux du lagon je ne vois que toi

Que l’horizon de tes rêves baigné dans mes yeux

À corps perdu tes baisers font naufrage sur mes lèvres de soie

Incendiant le brasier de mes frissons amoureux.

 

Ô viens mon amour que je te donne des milliers de baisers

Des milliers de milliers posés ici et là au nid des étoiles.

Viens que le ciel dépose sa couronne laissant glisser

Doucement sur ma tête des ciels de rêves sans voiles.

 

©Janedeau  (Du recueil : La moisson des rêves)

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10/01/2009

Les étoiles de tes yeux

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Les étoiles de tes yeux

 

Doux moments entre tes bras

Quand tu fais naître du ciel

Mes douces rêveries.

Dans mes yeux couleur d’océan

Ruisselle une mer d’étoiles,

Paillettes d’argent qui me parent

De tes plus belles ivresses

Et qui m’emportent

Sur une île fleurie de lune

Rêver à nos amours tendres.

C’est entre tes bras

Que je m’habille des vents du désir

Que sur ton corps, j’effeuille

Les frissons du délire.

Ô doux moment entre tes bras

Quand vient la mer

Murmurer à mon oreille

Mille mots d’écume en doux je t’aime.

Les étoiles de tes yeux abordent alors

Le port de mes rêves.

Il n’y a plus que toi au fond de mes yeux.

Et nous au pays des  vagues bleues.

 

 

©Janedeau   (Du recueil : Au port de mes rêves)

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08/01/2009

Lune de rêve

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Lune de rêve

 

Tu es ma lune de rêve

La nuit buvant mes errances

Sous les étoiles de ma grève.

 

Ta chevelure en cascade

Porte les douces essences

Des jardins fleuris de jade.

 

Tes lèvres de rose si tendres

Portent les baisers de l’aurore

Ivresses qui me font fondre.

 

En tes bras, le soleil dort.

Il tisse d’or nos accords,

Accorde la lyre de nos corps.

 

Nul chant n’est plus doux

Que cette lune de rêve

Imprégnant nos désirs fous.

 

Tu es ma lune de rêve

Mes berges blanches, ma sève

Mon unique antre, ma grève.

 

©Janedeau (Du recueil : Les ruisseaux de l’âme)

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Chemins de poésie

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Chemins de poésie

 

Sur des chemins de poésie s’envole mon âme,

Erre ta pensée au fleuve bleu ma mémoire.

Les mots qu’écrivent les vagues sont diffames

Ton image fait naufrage en des reflets du soir.

 

Tu es mon rêve, ma raison d’aimer en ce jour

Tu es la sève de mes matins perdus,

La rosée qui m’abreuve d’un vin d’amour

Cette vigne bien mûrit de soleil éperdu.

 

Tu es ce long chemin ancré d’ivresse

Où je cueille l’essence de nos mots d’amour,

Où sur ton corps je peins d’éternelles caresses

Un parchemin où mes mots vont et discourent.

 

Tu es cet encrier d’étoiles en mes lunes

Ses bouquets d’éternelles passions

Qui m’enivrent sur ton lit d’infortune

Tu es ce chemin poétique peignant ma raison.

 

 

©Janedeau  (Du recueil : La moisson des rêves)

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07/01/2009

L'ombre d'un frisson

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L’ombre d’un frisson     

 

La nuit qui vient brûle mes rêves,

Dentelle d’étoiles mes errances,

Froisse ton ombre sur la grève,

Peint du bleu en mes démences.

 

Où es-tu ô mon tendre amour ?

Je te cherche dans la mêlée

L’ombre d’un frisson du jour

Me montre ton visage aimé.

 

Les baisers de l’aube miroitent

Au puits de mes vents du désir,

Se font doux nuages de ouate

M’emportant en tes fous délires.

 

Ô comme j’aime, de toi, rêver

Me laisser bercer en tes caresses

Boire l’onde brûlante de tes étés

Coulant sur ta peau en ivresse.

 

J’aime effeuiller en tes yeux

Des feuillets d’étoiles bleus

Y capter ton ciel amoureux 

Y déposé un brin de mes aveux.

 

J’aime en tes berges, m’enivrer

En la soie de tes marées montantes

M’exiler avec toi en ton île innée

De nos douces jouissances.

 

Prendre le premier bateau ivre

En partance vers ton cœur.

Me laisser dériver en tes désirs

M’enrouler à ta vague de bonheur.

 

Quand je t’aperçois en mes rêves

J’ai au bout des doigts cet amour

D’ombre du frisson de ta sève

Qui me fait femme à tes jours.

 

 

Janedeau (Du recueil : Les ruisseaux de l’âme)

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Fleurs d'étoiles

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Fleurs d’étoiles

 

Sur la mer voguent des fleurs d’étoiles

Bleu est le ciel qui tendrement l’enlace.

En mon puits d’exil, ton parfum m’enivre

De rose de jasmin et de fugaces rêves.

À ne penser qu’à toi, j’en perds la raison

Et ne me fond plus qu’en tes chaudes saisons.

Viens tant que sont bleues les vagues

Tant que mon cœur qui chavire

Fait naufrage aux écueils de tes bras

Vient tandis que dort l’été sur mes épaules,

Que le soleil en gerbe de lilas blanc

Nous rappelle nos premiers printemps.

Viens que la moisson de nos rêves

Enlumine d’espérance nos hivers

Que l’automne s’endorme en nos ivresses.

 

 

©Janedeau (Du recueil : la moisson des rêves)

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En mes rivages de l'âme

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En mes rivages de l’âme

 

 

Sur l’onde des flots bleus,

 

S’enroulent de ciel d’errance

 

Nos mots ivres parlant de nuit d’amour.

 

Notre vague emportée au seuil du frisson

 

S’habille en griserie d’étoiles

 

Quelle est donc douce notre source

 

Puisée au puits de nos baisers de l’aurore,

 

Cette aube boréale de tes yeux

 

Qui ensoleille mes nuits de folles ivresses.

 

Enfin à genou, le ciel ploie sous l’orage du désir

 

Cherchant en ton jardin sous le pouls de l’ombre

 

Les battement des pétales de fleur.

 

En mes rivages de l’âme

 

Je scelle tes berges blanches

 

Gouttant enfin à ce nectar intime de ta peau,

 

Délicieux élixir qui nous porte aux nues

 

Pluie battante en tes naufrages d’amour

 

La mer en marée de robes blanche sous ta paupière

 

M’emporte en radeau ivre sur ton cœur.

 

 

 

©Janedeau    (Du recueil : La moisson des rêves)

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03/01/2009

Presqu'île

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Presqu’île…

 

Sa beauté venue des entrailles

rouées de cendres,

effeuille en marée de robe blanche

la mémoire oubliée des naufrages.

 

Ses rives, ses rivages

marchant  pieds nus dans l’eau

se meuvent de vent

de sable et de pierres.

 

À ses portes, une plume d’étoile mouillée

trempe son encre dans la trame secrète des vagues

enfermant à double tour l’abysse des rêve

endormi dans d’incessantes complaintes.

 

Et rêve de silence  le naufrage et le naufrage de silence.

Cœur au ventre d’un vague à l’âme,

elle traîne dans l’abîme perdu de ses larmes

tous les abscons oubliés de la mer  

 

©Janedeau (Du recueil : Ombres de solitude)

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